L'inspection du travail mobilisée durant la canicule 2024

Publié le | Temps de lecture : 3 minutes

Le travail à la chaleur est à l’origine de risques pour la santé des salariés et d’accidents du travail. Par conséquent, de nombreuses actions ont été menées en 2024 par les directions régionales de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et les directions départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin d’informer et de sensibiliser les partenaires sociaux, les employeurs et salariés des secteurs d’activité les plus concernés, les partenaires de la prévention et le grand public. 

Ces actions ont pris la forme d’envois de courriers, de publications sur internet ou dans la presse locale, d’événements ou encore de participations à des reportages télévisés. Certaines DREETS ont également produit des documents de sensibilisation à destination des employeurs et salariés (par exemple la DREETS Centre Val de Loire et la DREETS Auvergne-Rhône-Alpes). 
 

Chiffres à retenir

L’inspection du travail a mené plus de 1 700 interventions, dont 86 % sont des contrôles, entre le 1er juin et le 15 septembre 2024. Les interventions couvrent de nombreux secteurs d’activité où les salariés sont exposés à la chaleur (BTP, agriculture, industrie, restauration…). Elles ont été réalisées pour moitié au sein d’établissements et sur des chantiers pour l’autre moitié.

Les constats révèlent des situations de travail parfois très dégradées et alarmantes. 

Constats

Dans les secteurs où les travailleurs sont employés en extérieur (BTP, agriculture, spectacle de plein air), les constats portent principalement sur la réalisation de travaux physiques sous des températures très élevées, l’absence ou l’insuffisance d’eau potable, l’absence ou la non-conformité des installations sanitaires et de restauration, l’absence d’ombre et d’aménagement des horaires. 

Dans les secteurs où les travailleurs sont employés en intérieur (commerce, restauration, boulangerie…) les constats portent principalement sur le dysfonctionnement du système de renouvellement mécanique de l’air et/ou de la climatisation (ou absence) et la fourniture d’eau. 

Les contrôles ont donné lieu à des courriers d’observation (90 % des suites à intervention) et des mises en demeure

Bonnes pratiques

Les inspecteurs du travail ont également constaté des bonnes pratiques, démontrant qu’il est possible d’anticiper les risques liés à l’exposition à la chaleur et d’organiser le travail (aménagement des horaires, augmentation du nombre de pauses, eau fraîche au poste de travail, information des salariés, salles de repos climatisées, pas de travailleur isolé, vêtements de travail adaptés…).

Un risque parfois mortel

Enfin, sept accidents du travail mortels en lien probable avec la chaleur ont été recensés. Les victimes sont toutes des hommes, de tout âge (entre 39 et 71 ans), employés à des travaux physiques, dans divers secteurs (BTP, agriculture et transport). Ces accidents sont survenus pendant des périodes de vigilance verte (4) et jaune (3).  

Le coup de chaleur

Il convient de rappeler que le coup de chaleur peut toucher un sujet jeune et en bonne santé. Les organismes non-acclimatés étant plus vulnérables, les premiers épisodes de chaleur sont particulièrement dangereux, notamment dans les régions où ils sont inhabituels. 

 

Si l’hydratation et les pauses régulières sont indispensables, elles ne sont pas forcément suffisantes, et l’apparition de symptômes doit immédiatement conduire à l’arrêt du travail.

 

Le coup de chaleur peut entrainer le décès, le coma et des lésions temporaires ou permanentes des organes vitaux (cœur, poumons, reins, foie, cerveau).

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